Lapin l'emporte sur Egon qui est partie bouder 
Dernière battle battle de ce tour !
@LeaPierce vs @Leitmotiv
Extrait de LeaPierce
Pas de réseau.
J’ai essayé Ronnie.
Pareil.
911, numéro d’urgence.
Rien.
J’ai essayé Jane. Dani. Tous ceux qui me venaient à l’esprit.
Aucune barre réseau. Pas de service disponible.
J’ai repris ma respiration en essayant d’étouffer mes sanglots. J’avais des picotements dans les bras et les jambes à cause de la montée d’adrénaline, de la panique, mais j’ai réussi à me calmer. J’ai entendu des cris dans la rue, des alarmes de voiture, des gens qui parlaient… Une sirène de police bloquée. Un appel à l’aide. Et plus loin, je crois, le feulement du nuage en forme d’entonnoir qui s’éloignait.
Toute mon enfance, on m’avait dit et redit ce qu’il fallait faire en cas de tornade : écouter les sirènes, se réfugier à la cave, au sous-sol, dans un placard au milieu de la maison, et se pelotonner, se protéger et attendre. À l’école, nous avions des alertes deux fois par an depuis toujours. Nous en discutions en classe, à la maison. La météo ne cessait de parler de tornade.
Mais jamais – pas une seule fois – on ne nous avait dit ce qu’il fallait faire après.
Car jamais personne n’avait imaginé qu’il y aurait un après comme celui ci.
La pluie et le vent ont duré une éternité. Il faisait toujours très sombre, mais le ciel s’était suffisamment éclairci pour que je distingue la torche qui avait glissé sous le billard.
Kolby ! Et si je lui téléphonais ? Je pourrais peut-être appeler maman avec son portable ? Lentement, j’ai déplié les jambes et, après un moment d’hésitation, j’ai rampé pour quitter mon abri sous la table et je me suis levée.
De l’autre côté de la cave, au-dessus de l’établi de Ronnie qui avait disparu, le plafond avait explosé. Le carré sur lequel je me tenais quand je cherchais ma torche un quart d’heure plus tôt était noyé sous une pile de décombres. La cuisine s’était écroulée, les murs n’existaient plus, les assiettes étaient tombées de leurs étagères, tout avait été détruit et réduit en une pile de gravats sur le sol de la cave. J’ai même aperçu le ciel à travers l’ancien emplacement de la cuisine, avec des bouts de fils et de tuyaux brisés. De l’eau giclait de quelque part.
– Oh mon Dieu ! me suis-je exclamée en tremblant. Oh mon Dieu !
J’ai fait deux ou trois pas vers les gravats, mais plus j’avançais, plus je voyais de ciel. La cuisine avait complètement… totalement disparu.
J’aurais pu traverser les décombres et remonter pour sortir, mais la vue de la cuisine en ruine me paralysait, surtout avec tous ces fils nus et saillants. J’étais clouée sur place. L’escalier qui menait à la cave n’avait pas bougé. Mon petit doigt me disait que je n’avais qu’à monter pour me retrouver à la maison. Le reste du rez-de-chaussée était sûrement en meilleur état que la cuisine.
Le sofa avait été projeté contre le tas de décombres, renversé sur le côté. Des tas de vêtements gisaient partout.
J’ai jeté un œil sur mes mains et j’ai vu que j’avais les doigts couverts de sang séché. J’ai glissé mon portable dans ma poche et tâté le haut de mon crâne. Mes cheveux étaient collants et bizarrement crêpés, mais je n’avais pas mal et je ne saignais pas. Je devais avoir à peine une égratignure. Je pouvais attendre le retour de maman. Tout s’arrangerait quand elle rentrerait.
Extrait de Tornade de Jennifer Brown.
Extrait de Leitmotiv
Extrait de Le joueur d'échecs de Stefan Zweig.
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Vous avez jusqu'à demain 12 juin à 19h, soit 24h, pour faire votre en choix en copiant le code qui correspond.
Bonne lecture ! 
(Je ne pourrai pas donner les résultats tout de suite mais je ne prendrai pas en compte les votes après l'heure fixée)





