@heidi : les 2/3 de ma carrière ont été effectués en psychiatrie, un milieu bien plus politisé et syndicalisé qu'en soins généraux.
Ce qui fait que nous avions rapidement obtenu 1 we/2, ne pas reprendre à 6h quand on avait fini la veille à 22h et le volontariat pour le travail de nuit. Ce que tu décris, je l'ai connu en début de carrière seulement.
Dans un établissement SSR ( soins de suite et réadaptation ), j'ai connu le travail en 12h.
Avec les 35h, cela faisait travailler 3 jours ou nuits/semaine. J'ai apprécié.
Les conditions de travail sont inégales suivant les établissements : quand je ne me plaisais plus quelquepart,
je démissionnais pour aller bosser ailleurs, pour " varier les plaisirs " aussi.
C'est ce qui m'a permis de faire carrière complète quand on sait que la durée de vie professionnelle d'une infirmière
est de 7-8 ans je crois tant ce métier est difficile à plein de niveaux.
Pour en revenir au sujet : je maintiens : un référendum pour voir combien accepteraient
de travailler jusqu'à minuit. Je doute qu'ils soient majoritaires.
Perso, je suis contre, comme je suis contre le " toujours plus ".
Exemple : le téléphone portable. On ne sait plus vivre sans l'avoir à disposition H24,
sans répondre illico même lors des repas, comme s'il y avait urgence :
chez moi, les repas sont sacrés, pas de téléphone pour être vraiment les uns avec les autres.
Le répondeur servirait à quoi sinon !
J'approuve @battler quand il dit : " important pour la cohésion de la société, sinon ne nous plaignons pas de l égoïsme ambiant ".
Tu sais, Heidi, je suis contente quand je vois plein de jeunes ne plus vouloir tout sacrifier pour le boulot.
Le partage du travail est une nécessité vitale : autant pour la santé ( physique et psychique ) qu'économiquement parlant.