Hier, stage de clown...
Avec Ciscu, l'animateur, une quinzaine de stagiaires...
Présentations, échauffement physique...quelques jeux... dont nous commençons timidement à détourner les règles, danse sur des musiques très variées qui se succèdent...
D'abord on s'éclate individuellement, puis on se rencontre... par deux et quelques scénarios de groupe s'improvisent, ça commence à devenir drôle.
En fin de matinée, Ciscu nous présente le nez rouge, son histoire, son rôle, le rite pour le chausser...
Nous sommes en cercle, nous nous regardons tous avec nos nez rouges et il se passe un moment assez intense... et nous allons manger, notre nez autour du cou.
Après manger, quand nous revenons dans la salle, elle est parsemée de coussins.
La proposition nous est faite de nous "endormir" un moment pour nous réveiller clown.
Nous nous allongeons avec plaisir et ce temps de décontraction est bienvenu. Nous préparons les nez et prenons notre temps. Le moment de réveil est très doux, chacun se l'approprie...
Au fur et à mesure que nous émergeons, Ciscu et sa fille Alba ( 7 ans ) circulent entre nous, avec des chapeaux et des chouchous et nous coiffent à leur fantaisie. Julie, la compagne de Ciscu est là aussi avec un appareil photo ( on nous a demandé l'autorisation préalablement.)
Quand tout le monde est réveillé apparaissent de vieux journaux, des serpentins et... des rouleaux de PQ. Là encore, c'est la musique qui donnent le rythme...
Nous commençons à jouer avec les matériaux proposés, allons à la rencontre des un et des autres et bientôt... ça devient de la folie !
Je n'ai pas connu un tel lâcher prise depuis le temps où j'encadrais les stages BAFA, il y a 35 ans.
Nos fantaisies se conjuguent, se multiplient, les coussins, les ballons, le matériel de nettoyage de la salle sont aussi réquisitionnés pour agrémenter nos jeux tour à tour individuels, en duos ou collectifs.
On ne se parle qu'en chibidi chabada mais on se comprend... ou pas, et c'est encore plus drôle !
Je commence à être bien fatiguée quand la musique devient berceuse et nous propose de nous poser.
Là aussi, nous n'avons pas tous le même rythme pour nous calmer et on attend que tout le monde soit prêts.
Et là,je jette un coup d'oeil au sol autour de moi et je fais une promesse au groupe ( mon compagnon est là aussi ) : Jamais plus je n’engueulerai les chiens quand en rentrant de danser je retrouve le salon sens dessus dessous. Ils n'ont jamais fait aussi bien que ce que nous venons de faire.
Après une pause, nous serions bien restés sur cette expérience.
Ciscu nous repropose quelques jeux où, avec le nez rouge, le détournement et l'improvisation s'en donnent à coeur joie. Il y a beaucoup de rires, mais aussi beaucoup d'empathie et... pleins de câlins !
Puis il nous propose de choisir une chanson qu'on aime bien. On commence par les échanger 2 par 2, en se rencontrant aléatoirement dans la salle.
Il n'attend pas que tout le monde ait rencontré tout le monde.
La dernière proposition est de nous regrouper par 4 et de préparer une chorégraphie à partir des 4 chansons du groupe.
La préparation est source de rires, la présentation encore plus.
Pendant le temps d'échange final, on découvre le palette d'émotions que les exercices ont provoqué chez les uns chez les autres et on se quitte de façon particulièrement chaleureuse.
La particularité de ce stage à la MJC, c'est que nous sommes plus ou moins tous du coin et qu'on sera amenés à se croiser... au moins sur le marché le samedi matin...