Ce week-end, au CMDT à Toulouse, ce sont les rencontres quelles danses pour quels bals. Cela m'a inspiré une réflexion sur ma proppre pratique de la danse...
Les rencontres autour de la danse, c'est ce week-end... et j'ai hâte d'y être, d'entendre toutes ces personnes qui nous font ou nous apprennent à danser...
Du coup, je me pose la question : Pourquoi la danse occupe-t-elle, depuis toujours, une telle place dans ma vie ?
Les premiers pas dont je me souviens, j'avais 4 ans, c'était à Clermont Ferrand dans une école dont le nom de la directrice me faisait rêver. Titane Saint Hubert...
Il y a eu ensuite plusieurs cours, plusieurs professeurs, au fil des déménagements : rythmique, classique, méthode Irène Popard...
En 1974, je suis arrivée dans le Gers et, moi qui n'étais de nulle part j'ai voulu y planter des racines.
C'est donc naturellement que j'ai très vite rencontré les danses traditionnelles, dans un atelier... à la prison de Condom !
Puis, à l'Isle Jourdain j'ai découvert les bals mensuels de la Maisoun Mjc et c'est finalement là que je me suis posée...
J'ai appris à danser, en dansant et j'ai beaucoup dansé, beaucoup tourné, beaucoup sauté... jusqu'au jour ou je me suis fait semoncer par Léa Saint-Pé pour avoir sauté la polka alors qu'elle jouait sous la halle de l'Isle Jourdain qui n'était pas encore le musée campanaire.
La danse a été le premier vecteur de mon intégration en Pays Gascon.
J'ai renoncé aux bals quelques années : Mon compagnon n'était pas danseur, les enfants étaient petits. Je retournais à la MJC un soir par semaine pour de nouvelles découvertes : modern jazz, contemporaine, africaine...
Je suis revenue au trad grâce au Carnaval Gascon qui a mis en place un atelier avec Paulette... et j'ai réappris à danser. Plus précis, plus glissé... et le plaisir s'en est encore accru.
Le retour au bal a été... thérapeutique.
En 2003, au décès du père de mes enfants, j'étais triste et fatiguée. Le sommeil me fuyait... Danser jusqu'à épuisement, tous les samedi soir me vidait la tête et m'offrait une nuit de sommeil réparateur. Je crois que c'est grâce aux bals trad que j'ai pu faire face, m'occuper de mes enfants, continuer à travailler.
Le goût de vivre est petit à petit revenu, le goût du bal est resté, redevenu joyeux.
Depuis, je n'ai pas arrêté de danser...
Danser, c'est me laisser porter par la musique, guider par un partenaire, envelopper par un groupe.
C'est me référer à un code, à des règles qui offrent les bases d'une merveilleuse liberté de mouvement.
C'est vibrer aux mêmes fréquences que les musiciens.
C'est rencontrer des gens de toutes générations et d'innombrables façons de danser .
Pour moi, j'aime à connaître les différentes formes collectées, et j'aime aussi m'en évader.
Et, encore à mon âge, j'aime glisser, virevolter, tournoyer, au même rythme que les musiciens et les danseurs.
Si je vis longtemps, peut-être qu'il faudra m'inventer un déambulateur à roulettes, pour que je puisse danser encore...