Ah la fameuse bûche maison !
Le projet qui, sur marmiton, ressemble à un nuage de velours et qui, dans ma cuisine, a fini par ressembler à un accident de chantier.
Tout commençait bien pourtant. J'avais une génoise souple, dorée, magnifique.
Mais la recette disait : "Roulez le biscuit chaud dans un torchon humide".
J'ai dû prendre un torchon trop humide, car la génoise a décidé de fusionner moléculairement avec le tissu.
Quand j'ai voulu dérouler pour garnir, j'ai arraché toute la "peau" du gâteau.
Ça ne ressemblait plus à une génoise, mais à une éponge à vaisselle après une semaine d'usage intensif.
Pas de panique, je me suis dit que la crème au beurre allait cacher la misère.
Sauf que ma cuisine était une étuve à cause du four.
La crème a commencé à fondre à la vitesse d'un glacier en plein mois d'août.
Ma bûche ne "roulait" plus, elle s'étalait.
Elle glissait doucement vers les bords du plat comme une limace en fin de vie.
Pour sauver les meubles, j'ai pensé à un camouflage tactique, et j'ai vidé tout le pot de sucre glace et planté des petits nains en plastique dedans pour détourner le regard.
Pour vous dire franchement, j'étais au bout du bout
Le résultat ?
On aurait dit qu'un camion de déneigement avait percuté une pâtisserie.
Je l'ai donc mangé toute seule : le goût y était, mais mon foie n'a pas apprécié.
Vous voulez la recette ?